QUE MANGEAIT-ON À CRIEL, AU TRÉPORT, À ABBEVILLE... EN 1929 ?

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De quels mets les Normands se régalaient-ils en 1929 ? Une carte gastronomique publiée par la Bibliothèque nationale de France cette semaine nous donne des éléments des menus d’alors. De la « Flamiche aux poireaux » près de Saint Quentin à la « poularde gratinée » de la sole Dieppoise, sans oublier les « maquereaux au vin blanc » de Dieppe... Éditée à l’époque par Alain Bourguignon, « ancien chef de la rôtisserie de l’Écu de France, à Paris », cette carte détermine les coutumes alimentaires des régions françaises à l’époque.

Si chez nous les «maquereaux ou les harengs», la « coeur » de Neuchâtel ou les « moutons de pré salé » de Saint-Valéry-sur-Somme n’ont pas disparu, d’autres spécialités se sont raréfiées. Difficile ainsi de trouver trace de « Pâtes de canard » à Abbeville, tout comme à Amiens.

Au-delà des évidentes spécialités, le Normand et le Picard consommaient en 1929 beaucoup de poisson. Preuve en est la liste des espèces pêchées dans la Manche à l’époque, puis transformées. Surmulets, éperlans, les harengs saurs, le mulet et autres merlans, rejoints par les truites de nos cours d’eau. La sole ou la dorade, elles mettaient déjà l’eau aux bouches de nos aïeux. Encore aujourd’hui ?

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